bioclimatisme

Le bio-climatisme de l’habitat

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Chauffage center vous amène plus loin dans sa démarche en incluant à la conception bioclimatique, les paramètres de confort suivant:
l’inertie thermique
l’hygrométrie
la qualité de l’air

L’inertie thermique

Une notion très importante
De nos jours où la notion de vitesse est devenue la préoccupation majeure, la notion d’inertie paraît désuète, et pourtant dans le domaine de l’habitat celle-ci est primordiale.
L’inertie thermique des matériaux utilisés dans une maison est synonyme de confort.

L’inertie thermique c’est quoi?

Pour faire simple, c’est la capacité du bâtiment à stocker de la chaleur dans ses murs, ses planchers, etc…. Plus l’inertie du bâtiment est forte, plus il se réchauffe et se refroidit lentement. Ce laps de temps est le déphasage.
Autrefois, dans une maison ancienne aux murs épais sans isolation, la maçonnerie jouait le rôle de tampon. Lorsque vous ouvriez une fenêtre l’hiver, vous refroidissiez l’air mais les murs, généralement en pierres, avaient eux conservé leur chaleur. Moins de 10mn après la fermeture de la fenêtre, les murs avaient rendu quelques calories à l’air qui, du fait avait retrouvé sa température d’avant ouverture.

Aujourd’hui, dans une maison de construction conventionnelle (en parpaings creux ou briques alvéolaires), les murs sont placés à l’extérieur et l’isolation est intérieure. Les matériaux isolants ne possèdent pour ainsi dire pas d’inertie thermique. En hiver, quand on ouvre la fenêtre 10 minutes, la chaleur s’échappe et la pièce reste froide jusqu’à ce que les radiateurs aient réchauffé l’air entièrement.
Plus les murs sont épais et les matériaux qui les constituent sont lourds, plus l’inertie est importante et donc le temps de déphasage important. C’est pourquoi il faut privilégier l’isolation côté extérieur qui protègent extérieurement l’habitation et permets intérieurement à l’inertie thermique des murs de jouer son rôle.

L’hiver
Les apports solaires obtenus par les baies vitrées positionnées au sud et à l’ouest, étant concentrés quelques heures de la journée d’hiver alors que les besoins sont continus, il est primordial d’en stocker une partie. Ce stockage repose sur l’inertie thermique des matériaux utilisés.
L’inertie freine les évolutions de la température des locaux. L’hiver, elle contribue à la stabilité de l’ambiance, ce qui est généralement souhaité.

L’été

La réduction des apports solaires est une priorité, elle va être obtenue par la protection des baies vitrées positionnées au sud et à l’ouest.
La ventilation nocturne est alors indispensable pour rafraichir suffisamment les locaux la nuit, afin d’évacuer la chaleur stockée par les parois lourdes, pendant la journée.
On se rend compte de l’intérêt de privilégier une isolation extérieure qui protège l’enveloppe extérieure de la maison du froid comme du chaud, la température intérieure restant stockée dans les murs.

L’hydrométrie

Les activités de l’homme dans son habitat (respiration, transpiration, cuisine, salle de bains, etc…) entraînent une production de vapeur d’eau. Une famille de trois personnes peut dégager jusqu’à 10 litres de vapeur d’eau par jour.
Plus l’air est chaud, plus sa pression augmente sur les parois. Si on ne l’en empêche pas, la vapeur d’eau migre dans les parois pour rejoindre l’extérieur. Lorsqu’elle rencontre une paroi étanche, elle se condense au moment où elle atteint la température dite du « point de rosée » et cette humidité peut provoquer diverses pathologies dans les parois.

La vapeur d’eau dans l’habitat, peut s’éliminer de façon naturelle, grâce à des parois “ respirantes ”. La paroi fonctionne comme notre peau, il n’y a pas de condensation. La perméabilité à la vapeur d’eau des différents éléments de la paroi doit être étudiée de façon à ce que celle-ci en sorte plus vite qu’elle n’y pénètre. C’est pourquoi il faut faire très attention au choix des matériaux constituant la paroi de la maison.

La qualité de l’air

Les maisons bien isolées sont souvent étanches. L’air ne s’y renouvelle pas suffisamment et il est fréquent de constater que la pollution intérieure de l’air (poussière, odeur, vapeur de cuisine, bricolage, etc…) y est plus élevée qu’à l’extérieur. Il est donc indispensable pour garantir un air sain dans l’habitat, de prévoir une ventilation.
Le meilleur remède contre ces désagréments est bien sur d’avoir une ventilation que l’on peut contrôler suivant les différentes activités effectuées, pour extraire l’air vicié.
Par contre, pour limiter le besoin énergétique, l’air extérieur introduit dans l’habitat doit être porté à la température intérieure de confort, aussi bien l’hiver (réchauffement de l’air entrant) que l’été (rafraichissement de l’air).

La solution passe peut-être par la mise en place d’un puits canadien en amont d’une ventilation mécanique contrôlée double-flux avec récupérateur de chaleur.

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