L’isolation: Solutions d’isolation des maisons

L’isolation des maisons

Les solutions qui peuvent être apportées.

Avec la crise constante de l’énergie, la bonne isolation des maisons est devenue le problème d’urgence, problème que les fabricants ont essayé de résoudre au profit du particulier un tant soit peu bricoleur, en lui proposant des produits faciles à mettre en ouvre et d’un prix assez raisonnable.
Le gouvernement de son côté, pour inciter le particulier à utiliser moins d’énergie, lui propose des déductions de certaines sommes de sa déclaration de revenus consacrées à l’isolation ainsi que des subventions dans les conditions que nous allons voir plus loin.
Il y a quatre points vulnérables dans une maison par lesquels s’échappe la chaleur et entre le froid : le toit et les combles, les murs et les cloisons, les fenêtres et les huisseries, enfin les tuyauteries de l’eau chaude et du chauffage central.
Nous allons passer en revue ces quatre secteurs et voir quelles sont les solutions qui peuvent être apportées.




Comment se transmet la chaleur ?
La chaleur peut se transmettre par conduction : si vous manipulez des bûches enflammées avec des pincettes, elles transmettront leur chaleur au métal de ces dernières.
La chaleur se transmet aussi par convection. Au contact d’un radiateur par exemple, l’air chaud monte. En se réchauffant, la température des molécules de l’air augmente, leur mouvement aussi, leur nombre diminue, l’air devient plus léger et monte. Les molécules d’air chaud rencontrent la surface froide du plafond, lui cèdent de la chaleur, et redeviennent plus froides, plus lourdes et redescendent. Ce circuit air-chaud air-froid est constant dans une pièce chauffée.
La chaleur se transmet aussi par rayonnement. Tout objet chaud dépense son énergie en émettant de la chaleur par des ondes.

Quel isolant choisir?
Isoler convenablement son logement, permettra bien sur :

de réduire ses consommations d’énergie.
d’améliorer son confort.
de limiter ses émissions de gaz à effet de serre.

Mais certains ont envie d’aller plus loin, et d’utiliser des produits sains et naturels.
Certains produits ont une conotation plus écologique que d’autres, par exemple les isolants d’origine végétale ou animale (chanvre, lin, fibres de bois, liège, laine de mouton, plumes de canards, etc…). Mais ces isolants végétaux sont souvent des produits issus de cultures intensives cultivés avec des produits chimiques (engrais, pesticides, etc…). D’autres sont traités pour résister aux attaques biologiques ou à l’humidité. Peut-on parler effectivement de produits sains et naturels?

Les fabricants de ces matériaux ont la possibilité de faire réaliser un bilan environnemental de leur produit. Ce bilan est une Analyse du Cycle de Vie (A.C.V.) qui prend en compte, suivant la norme NF P 01-010, les cinq grandes étapes de la vie d’un produit :

sa production, (extraction, transport, fabrication)
son transport (de l’usine jusqu’au chantier),
sa mise en œuvre,
sa vie en œuvre (entretien, maintenance, remplacement),
sa fin de vie.

A chaque étape est réalisé un inventaire de l’énergie et des matières premières consommées, renouvelables ou non renouvelables, des déchets produits, des émissions dans l’air, l’eau et le sol. Les résultats de ces études sont regroupés sous forme de fiches (FDES-Fiches de Déclaration Environnementale et Sanitaire), consultables sur le site Internet de la base de données INIES. www.inies.fr

Pour l’heure, seulement 500 références commerciales sont concernées, mais elles pourraient aboutir à l’étiquetage des produits concernés, ce qui offrirait une plus grande lisibilité pour le consommateur.

Comment choisir son isolant?

Afin de pouvoir mieux comprendre les données associées aux matériaux isolants, nous nous permettons de rappeler certains principes.

Tous les produits isolants fonctionnent sur le même principe, qui est d’emprisonner de l’air, peu conducteur de chaleur quand il est statique.

Pour calculer la Résistance thermique R d’un matériau isolant, il faut connaître son coefficient lambda et le multiplier par l’épaisseur du matériau.
A épaisseur égale plus le lambda du matériau est petit, plus il sera performant.
Pour ceux que cela intéresse la formule de la résistance thermique est la suivante :

R = épaisseur du matériau en mètre / lambda du matériau en W/m°C.
Ceci est valable pour le confort d’hiver.

Les échanges thermiques se faisant toujours du plus chaud vers le plus froid, la résistance thermique R, donne une indication sur la qualité du matériau à garder la chaleur (plus R est élevé, plus le matériau est performant).

Pour le confort d’été, il faut aussi pouvoir contrôler le flux thermique, qui rappelez vous, se fait toujours du plus chaud vers le plus froid. L’échange thermique est donc alors inversé.

Là, on va faire appel à la densité du matériau isolant. En effet plus un matériau est dense plus il va stocker la chaleur, et plus la chaleur va mettre de temps à le traverser : c’est la capacité thermique C du matériau.

A cette notion s’ajoute une autre notion plus parlante au néophite qui est le déphasage et qui définit le temps que met la chaleur à traverser le produit isolant.

C’est très important pour isoler, par exemple des combles aménagés avec une couverture en ardoises (couleur sombre) qui l’été se transforme en capteur thermique géant.
La solution pour ce cas de figure est de ventiler convenablement la couverture, afin d’évacuer la chaleur avant qu’elle ne pénètre dans le matériau isolant. Cette solution est aussi préconisée pour les maisons bois, en ventilant derrière le bardage de façade.

En été, la chaleur extérieure arrivera toujours à pénétrer dans votre habitat, et c’est là que la notion de déphasage prend tout son sens.
Il faut suivant la région ou est implantée son habitation, faire en sorte que la chaleur y pénètre la nuit et utiliser la ventilation nocturne pour tempérer au mieux son logement.

Plus d’informations sur l’isolation et la performance thermique des logements